Déclaration de la FSSPX sur Fiducia Supplicans.

Communiqué du Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.
La Déclaration Fiducia supplicans du préfet du Dicastère pour la Doctrine de la foi, sur la question des bénédictions pour les « couples en situation irrégulière et les couples de même sexe », nous laisse dans la consternation. D’autant plus que ce document a été signé par le pape lui-même.

VATICAN II CONTRE L´ÉTAT CATHOLIQUE.

Bien qu’elle prétende prévenir toute confusion entre la bénédiction de telles unions illégitimes et celle d’un mariage entre un homme et une femme, cette déclaration n’évite ni la confusion ni le scandale : non seulement elle enseigne qu’un ministre de l’Église peut appeler la bénédiction de Dieu sur des unions peccamineuses, mais par ce biais, elle conforte de fait ces situations de péché.

LE VATICAN AU SERVICE DE LA CAUSE LGBT.

L’appel d’une telle « bénédiction » consisterait seulement à demander pour ces personnes, dans un cadre non liturgique, que « tout ce qui est vrai, bon et humainement valable dans leur vie et dans leurs relations soit investi, guéri et élevé par la présence de l’Esprit-Saint ».

ON THE VATICAN AUTHORIZATION TO BLESS HOMOSEXUAL DUOES.

Mais faire croire à ceux qui vivent dans une union foncièrement viciée, que cette dernière pourrait être en même temps positive et porteuse de valeurs, c’est la pire des tromperies, et le manque le plus grave de charité envers ces âmes égarées. Il est faux d’imaginer qu’il y ait quelque chose de bon dans une situation de péché public, et il est faux de prétendre que Dieu puisse bénir des couples vivant dans une telle situation.

EL VATICANO BENDICE EL CONCUBINATO, EL ADULTERIO Y…

Sans doute, tout homme peut être secouru par la miséricorde prévenante de Dieu, et découvrir avec confiance qu’il est appelé à se convertir pour recevoir le salut que Dieu lui propose. Et jamais la sainte Église ne refuse la bénédiction aux pécheurs qui la lui demandent légitimement : mais alors, cette bénédiction n’a pas d’autre objet que d’aider l’âme à vaincre le péché pour vivre en état de grâce.

EL VATICANO AL SERVICIO DE LA CAUSA LGBT.

La sainte Église peut donc bénir n’importe quel individu, même un païen. Mais jamais, en aucune manière, elle ne pourra bénir une union en elle-même peccamineuse, sous prétexte d’encourager ce qu’il y aurait de bon en elle.

Lorsqu’on bénit un couple, on ne bénit pas des individus isolés : on bénit nécessairement la relation qui les unit. Or, on ne peut pas racheter une réalité intrinsèquement mauvaise et scandaleuse.

DIEZ AÑOS CON FRANCISCO.

Un tel encouragement à procéder pastoralement à ces bénédictions conduit dans la pratique, inexorablement, à l’acceptation systématique de situations incompatibles avec la loi morale, quoi que l’on dise par ailleurs.

Cela correspond malheureusement aux affirmations du pape François, qui définit comme « superficielle et naïve » l’attitude de ceux qui obligent les personnes à des « comportements pour lesquels ils ne sont pas encore mûrs, ou dont ils ne sont pas capables [1] ».

"2013-2022: Neuf ans avec François"

Cette pensée, qui ne croit plus à la puissance de la grâce et évacue la croix, n’aide personne à sortir du péché. Elle remplace le vrai pardon et la vraie miséricorde par une amnistie tristement impuissante. Et ne fait qu’accélérer la perte des âmes et la destruction de la morale catholique.

Tout le langage alambiqué et le déguisement sophistique du document du Dicastère pour la Doctrine de la foi ne peut cacher la réalité élémentaire et évidente de ces bénédictions : elles ne feront autre chose que conforter ces unions dans leur situation intrinsèquement peccamineuse, et encourager d’autres à les suivre. Cela ne sera qu’un succédané du mariage catholique.

En fait, cela manifeste un manque profond de foi dans le surnaturel, dans la grâce de Dieu et la force de la croix pour vivre dans la vertu, dans la pureté et dans la charité, conformément à la volonté de Dieu.

C’est un esprit naturaliste et défaitiste qui s’aligne lâchement sur l’esprit du monde, ennemi de Dieu. Il s’agit d’une reddition et d’un asservissement de plus face au monde, de la part de la hiérarchie libérale et moderniste, qui depuis le concile Vatican II est au service de la Révolution à l’intérieur et à l’extérieur de l’Église.

Que la bienheureuse Vierge Marie, gardienne de la foi et de la sainteté, vienne en aide à la sainte Église. Qu’elle protège surtout les plus exposés à ce chaos : les enfants, désormais obligés de grandir dans une nouvelle Babylone, sans repères ni guide qui rappelle la loi morale.

Don Davide Pagliarani, Supérieur général - Menzingen, le 19 décembre 2023

Source: Communiqué du Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X
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dixi amicos

Malheureusement, si nous sommes des fidèles attentifs, cette déclaration doit nous remplir d’une certaine tristesse et surtout venant de la FSSPX car enfin, ce que dit l’abbé Pagliarani n’a dit-il pas déjà été dit (et de manière encore plus percutante) par Mgr Lefebvre le 4 octobre 1987 ? : « Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, Il a quitté l’Église, Ils ont quitté l’Église, Ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr ». Ce jugement du fondateur de la FSSPX date déjà d’il y a 36 ans !
En quittant la direction du district de France de la FSSPX, en 2014 – il y a 9 ans - Monsieur l’abbé de Caqueray n’a-t-il pas dit en parlant de François à la tête de l’Église : "Après le dogme, après la liturgie, c'est la morale qui est en train d'être lacérée".
Monsieur l’abbé de Jorna n’a-t-il pas écrit en avril 2023 : « Le Pape François ne cesse de donner des coups de boutoir à des éléments structurants de l’Église, à des piliers de la vie chrétienne, et il les ébranle ainsi en profondeur, laissant craindre ou présager leur ruine totale ».
Mais un chef ne doit pas seulement éclairer, il doit diriger, donner une direction. Or il n’y a pas de conclusions données par leurs auteurs aux constations ci-dessus ; en pratique, la FSSPX va-t-elle encore rester longtemps « Una Cum » au canon de la messe, c’est-à-dire rester « unie en communion » avec ce (faux) pape hérétique et apostat ? Va-t-elle encore soutenir – avec une mauvaise foi certaine - comme l’abbé Gleizes qu’« Una Cum » veut dire « Pour » ? Que doit encore faire Bergoglio pour que la FSSPX ne soit plus Una Cum ? Certes, il est de tradition que l’Église ait été persécutée mais par son Chef ? N’est-il pas dit dans le catéchisme de Saint Pie X : L’Église catholique est tant persécutée parce que son divin fondateur fut aussi persécuté et parce qu’elle réprouve les vices, combat les passions et condamne toutes les injustices et toutes les erreurs. Or, quid d’un pape qui se fait le défenseur du Monde, encourage les vices en les lénifiant ? Quid d’un pape féru du N.O.M ?
N’est-il pas écrit : « Adultères que vous êtes ! ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu » (Jacques, 4,4).
Aussi attendons-nous des chefs de la FSSPX qu’ils soient conséquents, à moins qu’à trop se redire sans conclusions pratiques, ils ne perdent tout crédit et valident cette apostrophe du poète : « La foi est une semelle inusable pour qui n’avance pas".

Titus Mobi partage ceci
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